Ma vie dans la mafia by Vincent Teresa

Ma vie dans la mafia by Vincent Teresa

Auteur:Vincent Teresa [Teresa, Vincent]
La langue: fra
Format: epub
ISBN: 2213000476
Éditeur: Fayard


« En Nouvelle-Angleterre, l’Organisation dispose de sa propre équipe de tueurs. En moyenne, il y a une dizaine de types sûrs à la solde de Patriarca. Ils perçoivent un salaire régulier, payé par le Bureau. Joe Barboza, lorsqu’il travaillait pour Patriarca, pendant la guerre des gangs irlandais, se faisait neuf cents dollars par semaine. D’autres, comme Rudy (Rudolph) Sciarra, gagnaient mille dollars ou plus. En contrepartie, ils devaient se tenir constamment à la disposition du patron ; mais cela ne les empêchait pas de se livrer entre deux à d’autres activités, comme la contrefaçon, l’usure, etc.

« Sciarra illustre bien ce que je viens de dire. C’est un gars de petite taille, au visage rude et aux cheveux bouclés. Ce tueur impitoyable est, par ailleurs, un garçon charmant. Sa spécialité annexe, c’était le trafic des cartes de crédit. Un de ses copains avait une machine spéciale qui lui permettait de faire de fausses cartes de l’American Express. Il était impossible de voir la différence avec les vraies. Tout le monde, en Nouvelle-Angleterre, utilisait les cartes de Sciarra. Il les vendait cent dollars pièce aux gars qui avaient des accointances avec la Mafia, mais, pour moi, c’était seulement quinze dollars parce que je travaillais pour Tameleo. Je me servais de ces cartes dans les cabarets, les boutiques, les motels et les hôtels, et, également, pour acheminer des voitures volées en Floride et en Californie. Il m’est arrivé de “ payer ” ainsi une note de deux mille dollars au Fountainebleau, à Miami, un jour où j’assistais, avec des amis, à un show Frank Sinatra. Le maître d’hôtel savait parfaitement à quoi s’en tenir, mais il s’en moquait bien : je lui donnais de cent cinquante à deux cents dollars de pourboire.

« Les cartes de Sciarra valaient de l’or. D’autres Mafiosi, comme Bobby Cardillo, les utilisaient, par exemple, pour acheter des billets d’avion par dizaines ; ils les revendaient ensuite à prix réduit. L’American Express a bu un fameux bouillon avec ces cartes, jusqu’au jour où elle a eu vent de l’affaire grâce à un donneur. On n’a jamais retrouvé la machine dont disposait Sciarra, mais une liste des numéros des fausses cartes a été publiée, on a établi un contrôle rigoureux dans tout le pays. Il y a eu des tas d’arrestations, mais l’American Express a perdu un million de dollars.

« C’est Sciarra qui a confié à Nazarian la mission de supprimer Anastasia. Évidemment, quand un tueur se lance dans une entreprise de cette envergure, il devient un homme important. C’est ce qui s’est produit pour Nazarian. Il est devenu un gars influent, trop influent même : il menaçait d’abattre quiconque se trouvait sur son chemin. Patriarca a fini par avoir peur de lui. Tout le monde, d’ailleurs, avait peur de lui. Nazarian était une brute. C’est pour cela qu’on l’appelait Mad Dog 3. Un jour, il a étranglé un gars, qui voulait témoigner contre lui (Edward Hannan), avec un fil de fer, en prenant bien son temps. Ensuite, il a jeté



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